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 Dark Ezeckiel

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MessageSujet: Dark Ezeckiel   28/11/2013, 08:53

~~ Présentation de Dark Ezeckiel ~~



Nom : Ezeckiel
Prénom : Dark
Surnom : L'Épervier

Date de naissance : 21 décembre 229
Age au début du RP (Mars 253) : 24 ans

Groupe sanguin : A
Type d'Humain : Newtype, mais n'en a pas encore conscience.
Lieu de naissance : Probablement dans les bas-fonds de la Capitale.
Métier : Mécanicien, aux yeux du monde tout du moins.

Couleur des yeux : Bleu horizon.
Couleur de peau : Caucasienne.
Couleur des cheveux : Brun acajou.
Signes distinctif : -

Histoire :

L'aube commençait à poindre à l'horizon, décolorant le ciel nocturne de sa noirceur éphémère pour lui rendre la clarté du jour. Mais dans un petit atelier perdu aux confins de la capitale, de l'animation se faisait déjà entendre. Bruits de chalumeau et de clé à molettes se succédèrent avant que le jeune homme ne puisse jeter un oeil à l'intérieur de la carrosserie, passant la tête au milieu du fouillis de câbles et de pièces qui s'y agençaient en une parfaite synergie. Sans se préoccuper du nuage noir qui s'en était échappé dès qu'il en avait fait sauter la coque, il pivota vers son premier client de la matinée, l'air aussi impassible que lorsque celui-ci était arrivé.

— Ce sera prêt d'ici une heure. Je vous demanderai de bien vouloir patienter.
— C'est sympa de ta part de t'occuper de nos appareils, petit. On commence à reprendre du poil de la bête, mais on est pas encore tout à fait au point. Tu peux pas savoir comme ça me fait plaisir de savoir que même en dehors de l'armée, y'a des gens comme toi sur qui on peut compter !
— ...

Inexpressif, le jeune homme daigna à peine lui lancer un regard avant de se replonger dans les entrailles chromées du géant de métal qu'on lui avait fait amener. Cet homme avait surtout de la chance qu'il dispose du matériel nécessaire pour transporter un Mobile Suit à l'arrêt car faire les réparations sur place aurait été tout simplement hors de question. Silencieux, il se remit au travail avec l'assurance de celui qui sait parfaitement ce qu'il fait. Sans s'en formaliser, le jeune soldat – visiblement heureux d'avoir trouvé quelqu'un à qui parler, même si le dialogue était à sens unique – reprit avec un entrain peu justifié.

— Fallait encore que ce soit sur moi que ça tombe. À peine je rentre de mission et hop, PAF ! Voilà que ce tas de boulons tombe en rade ! Je sais pas ce qui lui a pris, mais vu qu'il sort de l'entretien, je me voyais mal le ramener au garage... C'est que je tiens pas à me faire passer un savon comme quoi je cause des frais supplémentaires, tu vois ? Alors je me suis dit que plutôt que ce soit retenu sur ma paie j'allais plutôt venir te voir. Même si ça veut dire payer de ma poche, je sais que mon supérieur est un enfoiré et qu'il se privera pas pour débiter plus qu'il ne doit si j'y fais pas gaffe, alors autant faire comme ça. Enfin, j'te raconte ça mais j'imagine que c'est souvent comme ça, pas vrai ?
— Vous ne devriez pas dire ça.
— Hein ? De quoi ?
— Dire que ce n'est qu'un tas de boulons. Ce Mobile Suit vous a sans doute sauvé la vie plus d'une fois, je me trompe ? Parce que ce n'est qu'une machine, cela veut-il dire qu'il mérite moins de reconnaissance qu'un humain normal ? En diriez-vous de même de l'un de vos collègues qui vous aurait évité de prendre une balle ou encore d'être pris dans une explosion ? Je ne crois pas.

S'il s'était arrêté dans son travail le temps de proférer cette tirade, le mécanicien – décidément très jeune - n'attendit pas une seule seconde pour s'y remettre dès que la dernière syllabe en eut été prononcée, laissant le militaire bouche bée. Le moins qu'on puisse dire était que rien n'aurait pu le préparer à cela, et encore moins de la part de ce garçon auquel il devait arracher la moindre réponse de vive force depuis qu'il avait fait son entrée. Alors qu'il était si taciturne, le voilà qui s'enflammait pour si peu ? Curieux garçon. Après une minute d'hésitation, il choisit d'éclater de rire pour détendre l'atmosphère qu'il trouvait étrange tout à coup.

— Intéressant, ton raisonnement, je dois bien l'admettre. Toi au moins, on peut dire que tu caches bien ton jeu ! J'espère au moins que c'est pas parce que t'as un penchant tordu pour les robots, hein ? Enfin bref, où j'en étais, moi ? Ah, oui, j'allais te demander : t'es vraiment sûr de pas vouloir nous rejoindre ? Moi j'y connais pas grand chose, mais t'as plutôt l'air de bien t'y connaître. T'aurais tout à fait ta place dans l'armée, tu serais mieux payé et tu pourrais même peloter des boites de conserve toute la journée !

S'il avait pensé pouvoir le dérider, c'était un échec complet. Ne goûtant apparemment pas la plaisanterie, son vis-à-vis ne répondit qu'après quelques secondes de silence.

— Non merci. Je refuse. Je suis bien ici.

Y avait-il seulement réfléchi, ou était-il simplement trop concentré sur ce qu'il faisait ? De peur de le déranger – et surtout de ralentir d'autant les réparations de son Mobile Suit, chaque minute de retard accentuant les risques qu'on remarque qu'il n'était pas encore rentré – le pilote de seconde zone n'osa pas demander. Se grattant la nuque, la mine perplexe, après cette énième réponse énigmatique, il porta une cigarette à ses lèvres, fit mine de l'allumer, ne remarqua qu'alors le panneau d'interdiction suspendu au mur, pesta, la rangea. Il en aurait eu bien besoin.

Il ne dit plus rien. Après quelques coups de tournevis soigneusement ajustés, son interlocuteur – même si c'était beaucoup dire – descendit de son perchoir, en vérité une sorte de plate-forme métallique élévatrice, pour venir consulter les notes prises au sujet de l'engin dont il était en train de s'occuper sur l'ordinateur portable que supportait un bureau en bois disposé non loin de là. De son côté, le « client » s'interrogeait : avant qu'il ne redescende sur terre, il lui avait paru le voir murmurer quelque chose entre ses lèvres.

Il n'avait pourtant sur lui aucun écouteur susceptible d'émettre une chanson qu'il aurait fredonnée. Parlait-il tout seul ? Perspective relativement effrayante, mais qui n'aurait rien d'étonnant compte tenu de son caractère... Particulier. Bah ! Tant que le boulot était fait et bien fait, c'était pas si grave, si ? C'est du moins ce dont il voulut se convaincre pour ne pas y penser. Sortant de cette réflexion, il put se rendre compte juste à temps que le maître des lieux – aussi étrange que cela puisse paraître, ce jeunot travaillait tout seul dans cet immense entrepôt -  fixait obstinément le journal posé devant lui, sur une petite table en fer.

Encore plié. Celui-là même qu'il avait acheté sur le trajet pour se distraire et n'avait pas encore ouvert, mais dont la couverture semblait intéresser au plus haut point son bienfaiteur. S'il hésita un moment à le laisser lorgner dessus en faisant mine de ne rien remarquer, ce n'était pas dans sa nature. Bon fond oblige. Et après tout, il lui en devait une pour l'avoir dépanner, pas vrai ? Et puis ce n'était pas comme s'il lui laissait beaucoup de portes ouvertes pour trouver un sujet de conversation afin de tuer le temps. Allez, c'est décidé ! se dit-il, et il sauta sur l'occasion.

— Alors, ça t'intéresse ? il souleva la gazette de son promontoire, la laissa retomber, un air de dégoût peint sur le visage. Des mois que ce fumier nous tient en échec ! Impossible de savoir qui c'est, et il nous tourne en ridicule à chacune de nos opérations armées. À croire que ça l'éclate de nous faire perdre toute crédibilité. Et voilà qu'en plus les médias lui donnent un nom : l'Épervier ! Comme quoi il serait, je cite, un oiseau de proie pour le gibier que nous sommes, nous qui ne volerons jamais aussi haut que lui, enchaînés au sol par les chaînes de la servitude ! Et bla et bla et bla, et vas-y que je t'en remets une couche ! Y'a bien que des gratte-papiers pour aller trouver un truc pareil... Ah ça, pour jeter de l'huile sur le feu, ils sont forts, mais je cède bien volontiers ma place à un de ces pauvres tocards pour qu'ils y aillent à ma place ! Ils seront aux premières loges pour le voir, leur super-héros de mes deux !
— Mais... Qui est-il ? Qu'est-ce qu'il essaie de faire ?

Le militaire eut un instant d'hésitation, fixant son vis-à-vis d'un oeil scrutateur alors que celui-ci essuyait ses mains pleines de cambouis. D'un côté, en parler retournait le couteau dans la plaie et lui faisait ressentir de plus belle cet échec qu'il revivait déjà au quotidien, mais de l'autre il semblait avoir enfin réussi à l'intéresser. Après avoir pesé le pour et le contre, il jugea, ne sachant pas combien de temps cela pourrait encore durer, qu'il était préférable de ne pas laisser le dialogue se rompre même s'il lui en coûtait. Mieux valait souffrir de honte que de mourir d'ennui. Il reprit.

— Aucune foutue idée ! Ce connard est sorti de nulle part il y a quelques mois et depuis, il nous mène la vie dure. La seule chose qui me réconforte, c'est qu'il en fait aussi baver à ces pourritures de la Cité. Je ne sais pas de quel côté il est, et je dois dire que ça me fait peur. La dernière chose dont on ait besoin, c'est d'une troisième puissance qui veut aussi sa part du gâteau. Ce qui est sûr, c'est que je paierais cher pour savoir qui est ce petit enfoiré et lui expliquer ma façon de penser. Il est peut-être balèze à bord d'une de ces boites de conserve, il désigna du menton sa machine encore en réparation, Mais je serais curieux de voir ce qu'il pourrait faire si je lui mettais mon poing dans la gueule !

Le jeune homme choisit ce moment précis pour s'approcher, venant regarder de plus près le quotidien que son vis-à-vis trop bavard avait rejeté sans plus le regarder. Il n'y porta pourtant que très peu d'attention, comme si ce que lui en avait dit le propriétaire de l'appareil reposant en ce moment même dans son garage - ou ce qui s'y apparentait - lui avait dit tout ce qu'il y avait à savoir ou qu'il en était distrait pour quelque raison que ce fut. Le militaire eut alors tout le loisir de s'apercevoir que sous ses airs juvéniles, le réparateur présentait de larges épaules et une musculature souple et élégante, même si ses manches longues n'en montraient que bien peu de choses. S'il ne voulait pas entrer dans l'armée pour y faire son boulot, il aurait aussi eu la carrure pour devenir soldat. Quel gâchis. L'intéressé releva les yeux vers lui. S'il était toujours aussi peu expressif, l'on pouvait voir à l'éclat de son regard qu'il avait capté son attention.

— Et vous n'avez aucune idée de ce qu'il peut vouloir, c'est bien ça ?
— T'as tout pigé. Il arrive, il nous explose, et il repart ! C'est à peine si on a le temps de piger ce qui nous arrive qu'on s'est déjà fait exploser. Tu me diras, on est pas aidés : nous, on doit regarder où on vise si on veut pas se mettre des bâtons dans les roues. Lui, il a qu'à tirer dans le tas. Tu parles d'une pourriture ! soupira-t-il, ressassant à l'évidence de mauvais souvenirs.
— Il est si fort que ça ? Je veux dire... Vous êtes quand même des militaires entraînés.
— Tu fais bien d'en parler, tiens ! s'emporta-t-il. Évidemment, ça ils sont pas foutus d'en parler, ces branleurs de journaliste, mais si encore on se battait à armes égales... Toi qui aime bien ces tas de ferrailles, tu risquerais de t'évanouir comme une adolescente de quinze ans à un concert de son groupe préféré en voyant la machine du diable qu'il se paie. Entre nous, on l'appelle le rouleau compresseur. On se demande encore où il l'a dénichée, mais ce qui est sûr, c'est que ce truc, des comme nous, il en bouffe dix au petit déjeuner ! il fit quelques pas en direction de son propre engin. C'est pas avec ces jouets pour gosse qu'on va réussir à lui faire peur. de rage, il y flanqua un coup de pied. Au fait, c'est bien gentil de tailler le bout de gras, mais elles vont pas se faire toutes seules, ces réparations ! son orgueil mis à mal le rendait amer.

Le mécanicien l'avait regardé faire sans rien dire quand il s'en était pris au Mobile Suit. À en juger par le discours qu'il avait fait tout à l'heure, il n'avait sans doute pas du apprécier. Ce n'était pas comme s'il risquait de l'esquinter - ni comme si de l'esquinter aurait pu réduire encore ses performances déjà médiocres, d'ailleurs.

Et puis, ça ne le regardait pas, tout compte fait. Qu'est-ce qu'il en avait à foutre, de son avis ? Tant qu'il était payé, il n'avait aucune raison de se plaindre. Cet appareil était le sien, et il en faisait ce qu'il voulait - même si, il fallait bien l'avouer, ses supérieurs n'apprécieraient probablement pas de le voir démantelé jusqu'au dernier boulon. Ruminant ses défaites contre le fameux Gundam inconnu qui menaçait de tous les mettre sur la paille, si ça continuait, il observa d'un oeil distrait le bon déroulement des réparations tout en sirotant sa canette de soda.

Au moment précis où il en avalait la dernière goutte et la jetait dans la corbeille sans daigner lever les yeux de la page des sports, le mécanicien sauta de sa position surélevée pour revenir à sa hauteur. Il n'avait plus desserré les lèvres depuis son rappel à l'ordre de tout à l'heure. Tout ce qu'il pouvait espérer était que cela ne l'ait pas rendu amer au point de lui faire un coup fourré. Par  sécurité, il préféra s'excuser après s'être assuré que tout était en ordre - enfin, avoir fait semblant de son mieux. Il n'y aurait vu que du feu même en cas de sabotage évident tant il s'y connaissait peu. Pour ce faire, il attendit le moment de régler son addition.

— C'est du bon boulot, petit. Au fait, tu sais, je... Je voulais m'excuser pour tout à l'heure. C'est pas contre toi, c'est juste qu'on est tous sur les nerfs à cause de ce gars-là et que ça me met facilement de mauvais poil d'en parler. Sans rancune ? Je t'en dois une, en tout cas. Si un jour tu changes d'avis et que tu veux rentrer dans l'armée, compte sur moi pour te pistonner !

S'il l'avait regardé en face pour toute la durée de sa tirade, il avait très vite détourné les yeux dès que le point final en eut été prononcé. Tout ce qu'il avait fait en guise de réponse avait été un vague signe de tête pouvant laisser penser qu'il avait pu acquiescer, à moins que ce ne soit qu'une impression. Bah, ce gars était bizarre de toute façon ; un détail de plus ou de moins... Au moins, il était doué pour ce qu'il faisait, c'était là une qualité trop rare de nos jours pour ne pas l'apprécier. Soulagé tant moralement que d'une bonne partie de son argent - ce n'était pas encore ce mois-ci qu'il changerait de voiture -, le soldat repartit, laissant le hangar et son seul occupant derrière lui.

Une fois certain qu'il avait quitté les lieux, le propriétaire ordonna la fermeture du massif rideau de fer qui barrait l'entrée les rares fois où il était indisponible pour recevoir les clients. S'étirant, il se dirigea vers le fond de la boutique - quand bien même ce titre lui semblait terriblement réducteur, surtout au vu de la taille de l'endroit. Un bâillement lui échappa. Les réparations auxquelles il avait du procéder étaient simples comme bonjour, mais un autre travail lui avait déjà pris de nombreuses heures avant l'arrivée inopinée de ce militaire qui l'avait fatigué de ses longs discours, et il n'avait toujours pas dormi.

S'armant de la tasse de café qu'il venait de se verser, il entreprit de descendre d'un pas lent les escaliers de fer menant au sous-sol de la boutique. Une simple cave qui faisait ici office d'entrepôt à pièces détachées de toutes sortes, des pièces détachées de toutes tailles et de toutes utilités ayant été soigneusement alignées et étiquetées sur leurs étagères chromées. Il y en aurait eu pour des heures à tout passer en revue, si ce n'est des jours. Pourtant, il connaissait parfaitement l'emplacement de chaque chose, la quantité et les modèles qu'il en possédait. Le temps n'en avait pas épargné certains, quand ils n'étaient pas déjà hors d'état lorsqu'il les avait trouvés, mais tout ceci n'en constituait pas moins son trésor - et ses clients étaient bien heureux qu'il possède ces fragments de rebut lorsqu'il leur fallait changer l'une ou l'autre pièce de leurs machines, choses encore relativement peu aisée étant donné le manque de connaissance que l'on avait à leur sujet malgré le temps écoulé.

Mais qu'importe, car aujourd'hui, ce n'était pas cette collection improvisée qu'il était venu voir. Dédaignant les rayonnages, tout en ne sachant que trop bien qu'il y reviendrait bien assez tôt, il se dirigea vers le fond de la pièce et la porte dérobée  qui menait à une sorte de petit bureau pauvrement meublé. La demi-douzaine d'écrans suspendus au mur face à la seule chaise que l'on pouvait y trouver compensaient efficacement cette décoration lacunaire. Se laissant choir sur son siège - lequel recracha comme à chaque fois un fin nuage de poussière -, il pressa le bouton d'allumage de l'ordinateur raccordé à ces moniteurs pour le sortir de veille. Le doux ronronnement des machins ne fut pas long à se faire entendre tandis qu'il jetait sur la table devant lui le bout de papier qu'il avait jusque là gardé sous le bras.

Le soldat lui avait laissé son journal en repartant. Oubli ou gage de sa reconnaissance, voire moyen de se faire pardonner ? Peu lui importait. Même s'il avait déjà fait le tour de la question en en parlant avec lui un peu plus tôt, son regard resta concentré sur l'article principal. Ce qui n'empêcha pas le journal de finir à la poubelle située à proximité d'un habile lancer une fois que l'ensemble de son installation se fut animée. Achevant sa tasse de café d'une traite, il n'eut que le temps de soupirer alors que les données se mettaient à défiler de part et d'autre. Ce qu'il avait sous les yeux était une véritable mine d'informations sur une chose qui ne devrait pas exister, une entité qui n'avait pas lieu d'être. Un géant de fer en ce moment même emprisonné, dissimulé dans les vestiges d'une colonie écrasée à bonne distance de toute civilisation. S'il était cohérent au vu de son métier qu'il s'aventure souvent aux confins du désert dans l'espoir de retrouver des bribes de technologie exploitables, le faire trop souvent aurait immanquablement fini par attirer l'attention. Ainsi n'avait-il pas été long à bricoler un système qui lui permette de surveiller à distance tout ce qui s'y passait. Des heures de route pour le rejoindre s'il le voulait, mais mieux valait ça que de voir l'armée s'en emparer. Celui-ci n'appartenait qu'à lui, et il ne prévoyait pas le leur céder.

— L'Épervier, hein... fit-il, songeur.

Un sourire en coin se peignit sur ses lèvres alors que les caméras restées sur place se mettaient en mouvement pour lui permettre de vérifier que son secret était toujours aussi bien gardé, révélant l'immensité de la machine de guerre qui dormait dans ces souterrains. Un géant de fer lourd de plusieurs tonnes et haut de plus d'une dizaine de mètres doté d'un armement suffisant pour faire trembler le monde. Il avait eu de la chance de le trouver, et encore plus de réussir à le garder secret. Il le savait. Mais si cela pouvait durer encore, il n'en serait que plus satisfait. Le chemin était encore long pour arriver à ses fins, et que nul ne sache ce qu'il en était ne pouvait qu'être dans son intérêt. Il s'était mis le monde à dos, nul doute que si cela venait à se savoir, les jours paisibles qu'il avait pu couler jusque là ne seraient plus que souvenirs. Cela faisait des années à présent qu'il le réparait, le préparait, l'armait en vue du moment où il pourrait donner la pleine mesure de son pouvoir. Il avait fait de lui ce qu'il était, pouvait-on dire, même si la base de travail qu'il lui offrait n'était pas négligeable dès le départ.

Hélas, ses tentatives pour lui fournir l'apport en énergie colossal dont il avait besoin se révélaient moins fructueuses qu'il n'aurait pu le penser. Et s'il parvenait de temps à autre à le faire bouger, juste le temps de mener à bien l'une de ces « missions » dont il avait le secret, ce n'était toujours que de courte durée ; le piètre matériel qu'il avait à sa disposition ne convenait pas à un appareil de cette envergure et finissait toujours par le lâcher. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'il soit à court d'options, mais il ne désespérait pas de trouver d'ici là une solution. Si titanesque soit-il, il n'en paraissait pas moins endormi, en l'attente du moment où le dieu de la guerre qu'il était en passe de devenir devrait s'éveiller à nouveau pour faire montre de sa suprématie. Qui aurait cru qu'il avait entre les mains cette force mystérieuse, cette puissance fantastique qu'ils enviaient tous autant qu'ils sont au moins autant qu'ils la détestaient pour oser s'opposer à eux ? Les yeux rivés sur la vidéo-surveillance, le jeune mécanicien attendit que l'éclairage achève de faire la mise au point tout en dévisageant les traits figés de son seul ami, son éternel partenaire. Son compagnon de route pour un voyage en Enfer.

— Tu en penses quoi, toi, Zabanya ?

Choses à savoir :

En tant que fervent adepte de la mécanique, il ne croit pas en l'existence d'un dieu quel qu'il soit et s'en remet à la technologie, étant intimement persuadé que l'homme y trouvera toujours les réponses dont il a besoin. Il n'est pas impossible que cette philosophie soit née en accord avec sa propre condition de pilote, si secrète soit-elle, signifiant qu'à travers la machine tout homme serait son propre dieu. Par ailleurs, il semble croire que les machines sont elles aussi douées de conscience et se montre fréquemment plus loquaces envers elles qu'envers le genre humain pour lequel il semble avoir un certain mépris.

Pour mener à bien ses travaux sans que nul ne le sache, il aurait en sa possession un hangar secret situé au niveau de la cordillère des Andes – ou pour être exact en-dessous de celle-ci. On ignore comment il se l'est procuré, qu'il soit question des personnes avec lesquelles il dut entrer en contact pour en faire l'acquisition ou ce qu'il dut leur donner en échange, mais ce qui est sûr c'est qu'il le détient et qu'il semble être le seul à savoir comment y accéder. Les infrastructures sont indétectables depuis l'extérieur grâce à un habile système de camouflage de sa propre confection.

Étant donné les difficultés qu'il pourrait avoir à se procurer des pièces de rechange, Dark aura plutôt tendance à démembrer les Mobile Suits ennemis qu'à les détruire pour récupérer – dans la mesure du possible – les fragments dont il pourrait avoir besoin dans un avenir proche pour réparer le sien. Son style de combat se caractérise donc – quand il le veut bien du moins - par une précision chirurgicale témoignant une parfaite connaissance de la structure standard de la plupart des appareils selon les normes actuelles dans le seul but d'épargner les parties dont il souhaite s'emparer. Sans ce procédé, il lui faudrait aller dérober de nouveaux composants au risque de se faire repérer.

Depuis son plus jeune âge, il a la fâcheuse manie de monter et démonter tout ce qui lui tombe entre les mains pour en comprendre le fonctionnement. C'est un réflexe compulsif sur lequel il semble n'avoir qu'un contrôle très modéré. Ainsi a-t-on pu plus d'une fois le voir démanteler les structures mécaniques les plus complexes pour ensuite les réassembler comme si de rien n'était en un temps record, ce qui contribua d'ailleurs à sa – petite – notoriété. Il est donc vivement déconseillé de laisser traîner une montre ou quoi que ce soit d'autre du même acabit à sa portée à moins de vouloir la retrouver éparpillée l'instant d'après, même s'il ne sera jamais un problème pour lui de la remettre en état.

Origine de l'avatar : Kiba – Wolf's Rain.

Comment avez-vous connu le forum ? Gundam Seed Anarchy.

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Dernière édition par Dark Ezeckiel le 22/12/2013, 14:34, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   28/11/2013, 08:59

Présentation terminée.

Je m'excuse si celle-ci devait d'aventure vous sembler trop évasive, mais je suis comme vous le savez peut-être de ceux qui aiment se laisser une bonne part de zones d'ombre à exploiter en RP. Au cas où ce ne serait pas suffisamment clair, ce qui est tout à fait possible vu l'heure où j'écris ces lignes, je suis officiellement un simple citoyen de la Capitale relativement bien vu tant pour ses talents de mécanicien que pour l'aide qu'il apporte ponctuellement à l'armée et dont tout le monde ignore les autres occupations.

La possession de mon Gundam est donc inconnue du grand public et de ce fait illégale, si j'ose dire. Son obtention sera relatée dans un prochain sujet si on m'en laisse la possibilité. Désolé également si les libertés que j'ai pu prendre devaient déranger, et je me plierai bien sûr à toute demande de modification ou de précision sans discuter. En vous souhaitant malgré tout une bonne lecture et en vous remerciant par avance pour la validation si elle devait avoir lieu du premier coup.

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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   28/11/2013, 20:29

Bienvenue sur le forum Dark ^^

Oula, alors euhhh... Questions:

- Comment aurais tu obtenus le Zabanya?
- Comment aurais tu découvert/eu ces souterrains en sachant qu'il n'y en a normalement pas dans la capitale.

Si tu souhaites garder le secret autour de ton personnage, tu peux me répondre via MP Wink

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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   1/12/2013, 14:39

Les informations demandées ont donc été transmises par voie privée.

(Loin de moi l'idée de faire un up ou de vous harceler, c'est juste pour le côté officiel de la chose.)

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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   2/12/2013, 19:22

Bonsoir Dark !

Après quelques discussions (qui ont pris plusieurs jours, la suite du forum pouvant être altéré par ces décisions), il en est ressortit que :

- l'histoire des souterrains ne convient pas à la structure de la Capitale, mais que rien n'empêche Dark d'utiliser les restes d'une colonie tombée sur Terre pour y faire une base de maintenance (et uniquement maintenance), dont le trajet se ferait par voie terrestre ou céleste uniquement (pas de galeries qui prendraient trop de temps à être construites). 

- le MS personnel ne peut être caché à la Capitale, car il ne peut subvenir à ses propres besoins énergétiques (les colonies n'ont plus d'électricité pour des raisons qui seront développées plus tard sur le forum). Ton unité devra être répertoriée par la Capitale.

- Il est également déconseillé d'imaginer son personnage dans l'optique d'être une "troisième force" pour le moment, pour des raisons qui arriveront plus tard sur le forum.



Merci de modifier ces quelques éléments, ta fiche devrait être ensuite normalement validée, fais-nous signe quand tu seras prêt Wink
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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   3/12/2013, 18:48

Après discussion via CB et MP, j'en suis donc arrivé à faire les modifications suivantes :

→ Le MS est donc actuellement caché bien à l'abri dans les vestiges d'une colonie (je ne l'évoque que vaguement mais ce sera bel et bien le cas, ça m'arrange même) et « surveillé à distance » par un réseau de caméras installé sur place, si ça ne dérange pas. Il a été trouvé dans le désert mais sa découverte a été passée sous silence de sorte à pouvoir lentement mais sûrement l'améliorer en secret sur une période de plusieurs années jusqu'à ce qu'il arbore son aspect actuel.

→ Il ne dispose de plus pas de source d'énergie fiable, ce qui renforce l'inconstance de ses apparitions et donc l'aspect « rumeur / mythe » qui se développe autour pour beaucoup. Ses rares interventions se font lorsqu'une batterie bricolée tient à peu près mais ce n'est le plus souvent que l'affaire de quelques minutes avant qu'elles grillent, le matériel utilisé n'étant pas adapté à un Gundam. Ses activations ne sont donc que très ponctuelles et, comme convenu, il n'aura plus de piles au terme du premier RP où j'en ferai usage.

→ Je rédigerai une légende le concernant comme demandé une fois validé.

→ Bien que neutre et non-affilié dans l'idée au sens où il tape sur tout le monde dès lors qu'il est question d'entrer sur un champ de bataille, le personnage est « officiellement » un simple civil mécanicien de la capitale et rien que ça. Il ne travaille pour personne et n'agit donc que dans son propre intérêt pour des motivations qui lui sont propres. Pas de problème là-dessus donc.

Voici donc la partie de mon histoire qui a été modifiée en conséquence :

Spoiler:
 

Je pense avoir fait le tour de ce qui m'avait été demandé. Si j'ai oublié quelque chose, n'hésitez pas à me le faire savoir. Je tiens à m'excuser une fois encore auprès du staff pour le temps que ça aura demandé et à le remercier pour la patience dont il a fait preuve dans le traitement de mes demandes. Bonne (re)lecture donc, en espérant que ce soit bon cette fois !

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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   4/12/2013, 15:24

Fiou!

Comme tout à été modifié et que nous sommes désormais d'accord, présentation validée!

Bon RP Dark Wink

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MessageSujet: Re: Dark Ezeckiel   4/12/2013, 15:35

Merci et désolé encore.

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Dark Ezeckiel

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